Sectes & Cultes : Egypte

    Malgré l'attrait des foules pour ses monuments colossaux et son abondante imagerie invitant au mystère, force nous est de constater que la religion de l'ancienne Égypte ne nous est que très partiellement connue. Il en va hélas! de même pour notre sujet d'étude. Au stade actuel des recherches, seules un nombre très restreint de sectes organisées et structurées ont pue être percées à jour et recensées au nombre de celles qui nous occupent.

Le caractère profondément dualiste de l'approche du phénomène est en outre complètement original dans le cas des sectes égyptiennes. Tel Ousir (dont la transcription grecque est Osiris), connu jadis comme dieu de la nature (et par conséquent de la vie) et plus tard adoré par tous comme dieu des morts, les fondateurs de ces églises microscopiques (et sans aucun lien entre elles) semblent avoir souhaité entretenir une certaine ambivalence.
Bien que les rites et les fondements diffèrent de tout ce qui a pu être dit précédemment, les sectes égyptiennes ont un point commun avec celles du reste du monde: l'absence de prosélytisme. Comme si la connaissance du phénomène exigeait une prudence extrême, ou comme si le doute était permis quant au phénomène lui-même.
Ce caractère est unique dans l'histoire de ces mouvements et apparaît paradoxal lorsqu'on compare ces sectes aux autres (Scientologie, Moon, etc.) qui croient dur comme fer détenir LA vérité et cherchent à l'imposer aux autres par tous les moyens.
Rien ne nous empêche de penser qu'il n'en existe pas d'autres dans cette énigmatique contrée. L'enquête se poursuit.

Sectes & Cultes : Reste du monde

    Sans pour autant qu'ils revêtent l'ampleur et la "qualité intrinsèque" des mouvements que l'on vient d'exposer tout au long de ce chapitre, on a recensé de nombreuses manifestations apparentées au "Culte des Stryges" dans le reste du monde: En Australie, dans les Balkans, en Grèce, et même jusqu'en Alaska et en Nouvelle-Guinée.
Les phénomènes de "sectes" ou de "cultes" n'ont en revanche jamais été observés dans des pays comme l'Angleterre, la France, l'Allemagne, les États-Unis, la Chine ou le Japon.
Cette absence remarquable n'exclu cependant pas pour autant l'existence et la "persistance" du phénomène des Stryges. Il est fort probable que son approche revête simplement d'autres formes. Il est en effet tout a fait imaginable que des mélanges et des amalgames se soient produits au cours des siècles. On peut facilement imaginer que sous l'influence successive de diverses religions, ces cultes primitifs se soient pliés à l'apport d'éléments nouveaux pour survivre, et aient ainsi subi de profondes transformations. Au fil des âges des cultes plus récents ont pu supplanter celui des Stryges. Citons au passage ceux qui constituent les deux plus célèbres variantes: Le satanisme, très répandu et toujours en vigueur à l'heure actuelle en Europe et aux États-Unis, ainsi que les cérémonies vaudou pratiquées de nos jours encore dans de nombreuses îles.
Mais si la démonolâtrie reste un apostolat métaphysique et religieux offrant à ses adeptes une imagerie traditionnellement obscène et grotesque, elle se détourne du même coup de l'hallucinante réalité du phénomène des Stryges, le repoussant toujours plus loin, jusqu'aux frontières de l'oubli.
Dans un tout autre domaine, plus moderne que les précédents, notre honorable société est une parfaite illusion d'une forme dérivée de rassemblements d'individus unis dans un but unique et inaltérable: celui de la lutte.

Nous pouvons donc affirmer de manière certaine que d'autres sectes existent à travers le monde et que d'autres cultes sont célébrés dans des endroits où la magie n'a pas encore subi le joug des sciences modernes. Il ne nous est en revanche pas possible d'en dresser une liste exhaustive, ni un panorama complet tant les premières sont nombreuses et les seconds différents.
De plus il est parfois délicat de faire la part des choses entre ce qui relève véritablement du phénomène des Stryges et ce qui n'en offre qu'un pal avatar.
Nous avons préféré exposer dans ces pages que ce que nous considérons à juste titre comme représentatif d'un fait établi et fort répandu, inquiétant et fort peu connu du grand public.

   
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